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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/181

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Scène V

GIBOYER, MARÉCHAL.



Maréchal.

Eh bien, mon cher Boyergi, vous venez chercher mes remerciements ?


Giboyer.

Je vous apporte mes félicitations.


Maréchal.

Je les accepte, parbleu ! Mais il en revient une bonne part à votre neveu, entendez-vous ? il a admirablement rendu mes idées, beaucoup mieux que je ne l’aurais fait moi-même, je ne me le dissimule pas.


Giboyer.

Vous êtes trop modeste.


Maréchal.

Non, mon cher, je ne suis que juste. Ce jeune homme ira loin, c’est moi qui vous le dis et vous pouvez m’en croire ; je m’y connais. Je veux me l’attacher et me charger de sa fortune.


Giboyer.

Je vous remercie beaucoup, mais j’ai d’autres desseins sur lui ; je l’emmène en Amérique.


Maréchal.

Vous l’emmenez ?