Ouvrir le menu principal

Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/175

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



La Baronne.

Oui, mademoiselle… C’est en sortant de la Chambre que M. d’Outreville est accouru chez moi, indigné de cette volte-face inqualifiable.


Fernande.

Volte-face !


La Baronne.

Comment voulez-vous appeler cela ? J’admets que M. Maréchal se soit trouvé froissé, qu’il ait refusé de comprendre les raisons de haute convenance qui ont déterminé le comité à faire choix d’un autre orateur…


Madame Maréchal.

Un autre orateur ?… que voulez-vous dire ?


La Baronne.

Ne savez-vous pas qu’on lui a retiré le discours pour le donner à M. d’Aigremont ?


Madame Maréchal.

Mais nous sommes bafoués, madame !


Fernande.

Vous disiez cependant que mon père a parlé.


La Baronne.

Hélas ! oui. Il s’est levé après M. d’Aigremont, à la grande surprise de nos amis, et, à leur plus grande indignation, il a lu une réponse furibonde aux nobles paroles qu’on venait d’entendre.


Madame Maréchal.

Quelle horreur ! nous voilà au banc de l’opinion !