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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/144

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M. Couturier.

Oui, il est fort attaché à Maréchal.


La Baronne.

D’autant plus qu’il fait épouser mademoiselle Fernande à un sien cousin que vous verrez ici.


M. Couturier.

Vraiment ! Ce fils des preux consent à croiser sa race avec nous ?


La Baronne.

Il conjecture probablement que la petite personne a du sang bleu dans les veines… Mais cela ne nous regarde pas. Vous comprenez quel prix il attache à colorer la mésalliance par une quasi noblesse de position.


M. Couturier.

Merci du renseignement. Je vais de ce pas recueillir toutes les autres adhésions ; elles forceront la sienne.


La Baronne, regardant à gauche.

Madame Maréchal ! — Mon Dieu ! que tout cela est douloureux !


M. Couturier.

Préparez-la doucement ; moi, je vais faire mon devoir, comme je l’ai toujours fait, sans hésitation et sans faiblesse.


La Baronne.

Âme antique !

M. Couturier sort par une des portes du fond.
Madame Maréchal entre par l’autre.