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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/118

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suffira d’entre-bâiller sa porte. À propos, vous n’avez pas oublié votre promesse pour ce soir ?


Madame Maréchal.

On n’oublie pas ces choses-là.


La Baronne.

Si M. Gérard n’a rien de mieux à faire, je serais charmée de le recevoir aussi.


Maximilien.

Moi, madame ?


Le Comte, à part.

Elle a bien besoin d’inviter ce petit monsieur !


La Baronne.

À votre âge, monsieur, on aime à voir de près les hommes illustres. Il y en a quelques-uns dans mon salon.


Maximilien.

Je vous suis très reconnaissant, madame.


La Baronne.

Vous viendrez, n’est-ce pas ? (À madame Maréchal.) Veuillez me montrer le chemin, madame.


Madame Maréchal.

Je passe donc la première.

Elle sort.

La Baronne, bas, au comte, en lui montrant Maximilien.

Il est très bien, ce jeune homme !


Le Comte, sèchement.

Je ne l’ai pas remarqué.