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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/111

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Le Comte.

Ces dames étaient là à l’instant et vont revenir.


La Baronne.

À la bonne heure. Quant à M. Maréchal, il est invisible.


Le Comte.

Il travaille, m’a-t-on dit.


La Baronne.

À quoi, mon Dieu ?


Le Comte.

Probablement à son discours.


La Baronne.

Je le croyais fait. C’est justement à ce sujet que je viens. J’espère que madame Maréchal m’aidera à forcer la consigne qui dérobe son époux aux regards des mortels.


Le Comte.

Je n’en doute pas.


La Baronne.

Ni moi non plus. (À part.) Il est d’une candeur… inestimable. (Haut et s’asseyant.) Voilà trois fois en très peu de jours que le ciel vous met sur mon chemin : cela ne ressemble-t-il pas à une volonté de nous faire lier connaissance ?


Le Comte, debout.

On le dirait.


La Baronne.

Peut-être doit-il résulter de notre rencontre quelque