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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/100

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Scène III

MAXIMILIEN, seul.


C’est vrai que je suis troublé et irrité. Troublé, c’est tout simple ; je sens trembler sous moi l’échafaudage de mes idées. Mais irrité ! contre qui ? contre la vérité ? C’est trop bête ! Et c’est ainsi pourtant ! ma raison prend un chemin où je me refuse à la suivre. Il me semble qu’elle passe à l’ennemi. — L’ennemi ! Est-ce que j’ai de la haine pour quelqu’un ? Non ; pas même pour cette jeune fille. — Quel singulier produit de la civilisation, ce front pur, ces yeux limpides et cette âme fanée ! Dire que j’étais sur le point de la prendre pour un ange avec sa vieille Hardouin ! Ah ! mademoiselle, vous choyez la pauvreté qui s’agenouille et se lamente ; celle qui se tient silencieuse et debout, vous l’insultez ! Vos pauvres sont vos joujoux de charité ! Décidément, je la déteste.



Scène IV

MAXIMILIEN, MADAME MARÉCHAL, un livre à la main.



Maximilien, à part.

À l’autre, maintenant !