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Madeleine se remit très vite, et en prenant la place de Bonne Néron, elle prit de l’autorité. Elle restait timide et soumise devant sœur Marie-Aimée ; mais elle se rattrapait sur nous, en braillant à tout propos : qu’elle était notre surveillante, et non pas notre bonne.

Le jour de son évanouissement, j’avais vu ses seins, qui m’avaient paru si beaux, que je n’avais encore rien imaginé de pareil.

Mais je la trouvais bête, et ne faisais aucun cas de ses remontrances. Cela la mettait en colère ; elle me criblait de mots grossiers, et finissait toujours par me traiter d’espèce de princesse.

Elle ne pouvait supporter l’affection que me montrait sœur Marie-Aimée ; et quand