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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/76

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LA LOI SALIQUE


Les Francs-Saliens en leur législation barbare rédigée en latin et publiée sous Clovis, Dagobert, Charlemagne, déclarèrent que la propriété allodiale (héréditaire) ou terre salique, ne pouvait être dévolue aux femmes, et que, par conséquent, celles-ci étaient inhabiles à succéder au trône de France.

Les États-Généraux de 1317 interprétèrent cette disposition des anciennes coutumes des Francs-Saliens, dite loi salique, au détriment de Jeanne fille de Louis X, en faveur de Philippe V. Et depuis, fussent-elles reconnues supérieures aux Fils de France, toutes les filles de France furent exclues de la royauté.

Pourtant, si les femmes ne pouvaient régner elles gouvernaient parfois, en qualité de régentes, le royaume.

Richilde, femme de Charles-le-Chauve, eut à la mort de son mari la régence de l’empire (870). Elle prit place dans l’assemblée des évêques et présida même un concile.