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LE VOTE DES FEMMES

« La personne avec laquelle M. Hérold polémique dit Le Temps qui s’occupe de la chose avec une douce gaieté, n’est autre que Mlle Hubertine Auclert. »

M. E. Lepelletier écrit, dans Le mot d’Ordre :

« Il s’agit on le sait de Mlle Hubertine Auclert, qui, à un mariage civil au lieu de se borner à féliciter les nouveaux époux au nom de la commission de la Libre-Pensée du 10e dont elle fait partie, a parait-il parlé des inégalités entre mari et femme et critiqué le texte du Code civil dont l’officier de l'état-civil venait de donner lecture. »

La Justice demande « En quoi importe-t-il qu’il soit fait ou non, à la suite de la célébration du mariage, des dissertations sur le rôle de la femme dans la société ? La loi en est-elle amoindrie ? L’institution du mariage est-elle atteinte par ces pratiques ? – Évidemment non. »

Les libre-penseurs furieux, que j’aie osé conseiller de transgresser les dogmes légaux, déclarèrent qu’à l’avenir les hommes seuls seraient les officiants de la religion laïque ; néanmoins, les mairies leur furent momentanément fermées. Ce ne fut que deux ans après cet incident, qu’ils purent de nouveau discourir dans les salles des mariages. J’écrivis alors au préfet de la Seine, M. Floquet la lettre suivante :