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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/165

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LE DROIT POUR LES FEMMES DE PÉTITIONNER

– À droite : — C’est cela ! C’est cela !

M. Quantin-Bauchard – Eh bien, il y a une femme, une seule, qui a réclamé (explosion de rires), et c’est notre honorable collègue Laurent de l’Ardèche, qui s’est fait l’avocat des dames pétitionnaires en matière politique.

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– Vous sentez que c’est là une question de décence publique, de dignité parlementaire. Comment ! il arrivera une pétition signée dans un sens par le mari, signée dans un autre par la femme ! Quels seraient donc l’autorité et le sexe qui domineraient ici ? »

Tout le monde cependant n’était pas convaincu, puisque le 2 juillet M. Schoelcher proposa un amendement pour maintenir aux femmes le droit de pétitionner. Cet amendement chaleureusement défendu par M. Crémieux, fut adopté à l’unanimité au milieu de l’hilarité générale. – Ces députés riaient d’avoir été empêchés de jouer un bon tour aux femmes spoliées, en leur interdisant de réclamer.


Pétition pour demander le droit de vote ou l’exonération
de l’impôt.


« Messieurs les députés,

« Nous nous sommes adressées à toutes les juridictions : Le maire, le préfet, le conseil de préfecture, le conseil d’État, pour être déchargées du devoir de payer les impôts ou être admises à exercer notre droit de vote. Toutes les juridictions nous ont répondu que leur compétence ne