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LE VOTE DES FEMMES

étend les facultés intellectuelles d’un individu et qu’être femme, restreint les facultés intellectuelles d’un autre individu.

La maternité que l’on objecte aux revendicatrices ne s’oppose pas plus à l’exercice des droits politiques, qu’elle ne s’oppose à l’exercice d’un art ou d’un commerce.

Marie-Thérèse d’Autriche eût seize enfants, ce qui ne l’empêcha point d’être un grand homme d’État auquel l’Autriche dût d’exister. Pour elle, les Magnats hongrois tirèrent leur sabre du fourreau, en s’écriant : « Mourons pour notre roi, Marie-Thérèse ! »

Mères ou non, mariées ou non mariées, toutes les femmes doivent exercer leurs droits politiques afin de pouvoir mettre l’ordre dans la commune et dans l’État.


Restez femmes.


À l’idée que la femme va devenir son égale en droits, l’homme se cabre ! Au lieu de comprendre que c’est un auxiliaire qui lui vient pour atteindre à une vie meilleure, il semble croire qu’on va lui enlever quelque chose.

Le Français adjure la Française de ne pas chercher à devenir citoyenne. Il lui dit qu’elle n’aurait rien à gagner au suffrage universel, que sa supériorité consiste à rester asservie.