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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/111

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LES FEMMES QUI AGISSENT ET QUI ÉCRIVENT

les spoliées l’idée du droit et, un an après, je ne fus pas la seule conscrite, qui vint de cent lieues s’enrôler dans l’armée féministe, où nous rejoignit vers 1878 Eugénie Pierre.

Léon Richer, défenseur des droits civils de la femme, ne souffrit point que son programme s’élargit : Or, il y avait parmi ses disciples des impatients qui entendaient réclamer de suite les droits politiques des femmes ; cela fit se produire une scission, dont d’ailleurs le parti tira avantage.

La société Le Droit des Femmes, dont les énergiques manifestations firent tant de bruit, fut créée. La Citoyenne parût et l’avant-garde d’irréductibles entraîna, poussa en avant, les effrayés d’entendre proposer de donner à la femme avec l’électorat et l’éligibilité le pouvoir de se faire libre.

En 1871, Mlle Julie Daubié fonda « L’association pour l’Émancipation de la Femme » où était demandé le Suffrage des Femmes remis entre les mains des veuves et des filles majeures.

Julie Daubié fut en France la première bachelière[1]. Elle passa ses examens devant la faculté des lettres de Lyon en 1862 à l’âge de 40 ans, fut reçue avec grands éloges.

  1. H. Wild, Jeanne Deroin et Julie Daubié.