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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/411

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Chapitre  XXXVII


REFVTATION DE LA SECONDE RAISON,
Que cette pratique generalle de Communier toutes les Semaines, approche plus de la Communion de tous les iours obſervée en la primitiue Egliſe.



MAis ſans doute que vous meſpriſerez le conſeil d’Auila, comme contraire à l’eſprit de l’Egliſe dont vous pretendez appuyer voſtre ſentiment, en diſant, que la pratique de Communier tous les huict iours approche plus de la Communion de tous les iours obſeruee en la primitiue Egliſe, & que le ſaint Concile de Trente ſouhaitteroit de reſtablir. C’eſt la ſeconde raiſon, que vous apportez pour fortifier voſtre opinion. Mais pour le Concile de Trente, ie m’inſcris en faux encore vne fois, & vous ſouſtiens, que le Concile teſmoigne bien deſirer qu’il ne ſe diſe point de Meſſe ſans Communians ; mais qu’il ne parle en aucun endroict de reſtablir la Communion de tous les iours.

Pour la pratique de la Primitiue Egliſe, ie vous ay deſia reſpondu, que voſtre frequente Communion en approche veritablement, ſi elle eſt animee du meſme Eſprit ; mais que ſi elle n’en a que le corps, & qu’elle soit deſtituee de la Manducation Spirituelle par la pureté de la