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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/401

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parmy tous ceux, qui ont tout quitté pour servir Dieu, et qui se sont consacrez à une profession plus particuliere de la pieté chrestienne par un vœu public et solemnel ; et vous avez la hardiesse de prononcer des arrests pour establir cette communion de tous les huict jours entre les laïques, quelques indevots, quelques froids , quelques denués de grace qu’ils puissent estre, quoy que remplis d’amour d’eux-mesmes, et si attachez au monde que de merveille , et vous jugez quasi, que c’est violer les loix de l’eglise, que de leur ordonner de communier moins souvent. (...). Il n’est point necessaire de rien adjouster à ces paroles pour en tracer une parfaite image de vostre mauvaise conduite, et vous y faire voir semblable à ces empiriques ignorans, qui sans considerer les divers temperamens, et les differentes dispositions de leurs malades, leur ordonnent à tous un mesme remede, et ainsi en tuënt beaucoup plus qu’ils n’en guerissent.