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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/374

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partie de nostre vie dans des occupations toutes seculieres, et quelquefois mesme dans beaucoup de desreglemens, lors que nous ignorons encore la science de l’eglise, l’ordre de sa veritable discipline, la sainteté de ses sacremens, et la pureté avec laquelle les moindres chrestiens doivent faire des bonnes œuvres pour les rendre agreables à Dieu, nous nous persuaderons, que le premier mouvement que Dieu nous donne de nous retourner vers luy, nous fasse prophetes, et nous rende dignes de porter aux peuples la lumiere de son evangile. Et si nous sommes grands pecheurs par le tesmoignage de nostre propre conscience, nous ne nous contenterons pas de la grace que Dieu nous fait de nous repentir, et de vouloir mener à l’advenir une vie plus chrestienne : mais nous croirons qu’il n’y a point de penitence plus agreable à Dieu, que de nous engager à la prestrise et aux fonctions qui l’accompagnent, dont les principales sont la predication et la conduite des ames. (...).