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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/359

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Que si la direction est utile dans les moindres actions, elle ne peut estre que tres-importante dans la plus importante de toutes, qui est la communion. Aussi le sauveur du monde n’a rien mis davantage en la puissance de ses ministres, que la dispensation de ses mysteres : et il a voulu, que le discernement de tous ceux qui se doivent retirer, ou s’approcher de ce sacrement auguste, dépendist de leur autorité. Cette puissance est enfermée dans le pouvoir de lier et deslier : d’où vient que les peres prennent pour une mesme chose, lier les pecheurs, leur imposer penitence, et les retirer de l’autel : et se servent au contraire indifferemment des termes de deslier, accorder le pardon aux penitens, et les reconcilier à l’autel .

Et pour marquer encore cette puissance, quoy que dans l’antiquité les fidelles receussent l’eucharistie dans leurs mains, et que mesme ils la portassent dans leurs maisons, et dans leurs voyages, ils ne l’alloient pas neantmoins prendre sur l’autel : mais il falloit qu’ils la receussent de la main des prestres, (...),