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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/330

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ne sont point autres, que celles des peres de l’eglise. C’est par elles que je conjure toutes les personnes, que vous poussez indifferemment à cette communion, de se juger elles-mesmes. Qu’elles se donnent un peu la peine de considerer, si elles sont dans les dispositions que ce saint evesque demande. Je ne les renvoye point à d’autres juges, qu’à leur propre conscience : qu’elles escoutent cette voix, qui ne trompe gueres que ceux, qui se veulent tromper eux-mesmes : qu’elles s’examinent avec cét oeil, qui est plus clair-voiant, selon la parole de l’escriture, que sept sentinelles. Qu’elles sondent sincerement le fonds de leur cœur ; et si elles le trouvent mort à toutes les affections du peché, mesme veniel ; dans le détachement de toutes les choses, qui pourroient desplaire à Dieu ; dans la ferme volonté de se conduire en tout, selon ses divines loix ; dans l’ardeur du Saint Esprit, d’où doit naistre ce grand desir de communier ; à la bonne-heure, qu’elles approchent souvent de cette table sacrée ; qu’elles s’efforcent de s’y purifier de toutes les imperfections, qu’elles detestent dans leur cœur ; qu’elles y recherchent la guerison de toutes les maladies, qui nous affligent sans cesse durant cette vie mortelle : et enfin que la charité de Jesus-Christ qui les presse les fasse souvent recourir à luy, comme à l’unique consolateur dans toutes leurs afflictions, l’unique liberateur