Ouvrir le menu principal

Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/286

Cette page n’a pas encore été corrigée


diversité, selon la diversité des personnes, impenitentes, ou penitentes, comme nous dirons en un autre endroit. Et en second lieu, que cette peine estoit imposée pour tous les pechez mortels, c’est à dire, pour ceux qu’il appelle, (...). Il suffira pour cette heure d’avoir monstré l’absurdité qu’il y auroit d’entendre autrement ce saint docteur au lieu que nous expliquons ; puis qu’il s’ensuivroit, qu’il auroit laissé libre la communion de tous les jours à ceux qui commettent des pechez mortels, que les bons chrestiens ne commettent point, comme il le soûtient ailleurs en termes formels : (...).

La quatriesme remarque, qui est d’une extréme importance, pour soustenir la verité que vous avez si hardiment condemnée ; c’est que selon la doctrine de l’eglise, expliquée par la bouche de ce grand saint, recevoir indignement le corps de Jesus-Christ, ce n’est pas seulement le recevoir, ayant la conscience chargée de quelque peché mortel ; mais mesme le recevoir durant le temps où l’on doit faire penitence de son peché. (...).