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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/285

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plus bas ce mesme endroit pour prouver, que les pechez veniels ne doivent pas empescher de communier. Autrement l’on feroit approuver à Saint Augustin une pensée abominable, et absolument contraire à ses sentimens, (...).

Je sçay bien, que l’imagination des hommes n’estant remplie que de ce qu’ils voyent prattiquer, et ne se parlant en nostre temps d’excommunication que pour de certains pechez, qui bien que tres-grands, ne sont pas tousjours les plus enormes devant Dieu, et pour lesquels on ne l’ordonne qu’apres beaucoup de formalitez ; aussi-tost qu’ils trouvent dans les peres le mot d’excommunication , ils l’appliquent à l’image qu’ils en ont formée dans leur esprit ; et voyans qu’aujourd’huy l’eglise n’excommunie pas pour la pluspart des pechez mortels ; ils s’imaginent, que ces pechez sont bien differens de ceux, que les peres asseurent meriter l’excommunication. Mais il est aisé de monstrer (et j’espere de le faire si clairement en son lieu, que personne n’en pourra douter) premierement, que dans la doctrine de l’antiquité, et principallement de Saint Augustin, (...), ne sont que la mesme chose, quoy que dans cette mesme peine, il y eust quelque