Ouvrir le menu principal

Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/247

Cette page n’a pas encore été corrigée


pas encore l’amour divin, pur, et sans aucun meslange : non seulement ceux, qui sont si attachez au monde que de merveille ;

mais tous ceux, qui ne sont pas encore parfaictement unis à Dieu seul, et entierement irreprochables.

si, dis-je, il se rencontroit, que toutes ces personnes eussent esté chassées du sacrifice, cette sainte discipline feroit-elle voir autre chose, sinon, que ceux que vous admettez, ou plustost que vous poussez à la frequente participation des mysteres ; ne devroient pas seulement y assister, selon le sentiment de ces grands saints, que vous confessez avec tous les catholiques au commencement de ce discours, nous devoir servir de regle. Je ne desire pas que vous m’en croyez, mais escoutons tous deux vos propres tesmoins ; et principalement celuy d’entr’eux qui vous en peut le mieux informer, comme estant le seul qui ait escrit particulierement de ces choses. Le grand S Denis declare ce que vous rapportez, qu’apres l’evangile, et la lecture des saintes lettres, ceux, qui n’estoient pas disposez à recevoir l’eucharistie, estoient mis dehors : mais parce que vous avez oblié de nous dire, quels estoient ces gens-là, que l’on mettoit hors de l’eglise, il faut que ses paroles vous l’apprennent ; ouvrez donc les yeux et les oreilles du cœur, et voyez si vous pourrez soustenir