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LA

MÉTAPHYSIQUE D’ARISTOTE.


LIVRE TREIZIÈME[1].


(M)




sommaire du livre treizième

I. Y a-t-il, oui ou non, des êtres mathématiques ? — II. Sont-ils identiques aux êtres sensibles, ou en sont-ils séparés ? — III. Leur mode d’existence. — IV. Il n’y a pas d’idées au sens où l’entend Platon — V. Les idées sont inutiles. — VI. Doctrine des nombres. — VII. Les unités sont-elles compatibles entre elles, oui ou non ? et si compatibles, comment ? — VIII. Différence du nombre et de l’unité. Réfutation de quelques opinions relatives à ce point. — IX. Le nombre et les grandeurs ne peuvent avoir une existence indépendante. — X. Difficultés touchant les idées.



Ι.

Nous avons dit dans notre traité de Physique, quelle est la nature de la substance des choses sensibles, d’abord en traitant de la matière, puis ensuite

  1. Nous avons eu sous les yeux, pour la rédaction des notes relatives à ce livre et au suivant, une publication de Brandis, que nous ne connaissions point encore quand nous écrivions notre Introduction à la Métaphysique. Il s’agit d’un extrait des Grandes Scolies, qui contient la meilleure partie des commentaires grecs sur la métaphysique, et où l’on trouve, de plus que dans la grande collection, de nombreux fragments du texte inédit du Syrianus. Le livre en question porte ce titre : Scholia grœca in Aristotelis Metaphysica collegit Christ.-Aug. Brandis. Berolini, 1837, in-8. Toutes les fois que nous le citerons, ce sera sous le nom de Petites Scolies, pour le distinguer de la grande collection que nous désignerons toujours sous le celui de Scholia in Aristolelem.