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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/91

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DÈMOSTHÉNÈS.

Va vite voler les oracles du Paphlagonien endormi, et rapporte-les de la maison.


NIKIAS.

Soit ; mais je crains que ce Bon Génie ne se trouve en être un Mauvais.


DÈMOSTHÉNÈS.

Et maintenant approche-moi la cruche, pour arroser mon esprit et dire quelque parole ingénieuse.


NIKIAS. Il sort un instant et il rentre aussitôt.

Comme il pète, comme il ronfle, le Paphlagonien ! Aussi ne m’a-t-il pas surpris dérobant l’oracle, qu’il garde avec le plus de soin.


DÈMOSTHÉNÈS.

Ô le plus fin des hommes ! Donne, que je lise. Toi, verse-moi à boire sans retard. Voyons ce qu’il y a là dedans. Oh ! les oracles ! Donne, donne-moi vite à boire !


NIKIAS.

Voyons, que dit l’oracle ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Verse encore !


NIKIAS.

Est-ce qu’il y a dans l’oracle : « Verse encore ! »


DÈMOSTHÉNÈS.

Ô Bakis !