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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/70

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LE PARANYMPHE.

Il te prie, en échange de ces viandes, pour ne pas aller à la guerre et pour rester à caresser sa femme, de lui verser dans cette fiole un verre de poix.


DIKÆOPOLIS.

Remporte, remporte les viandes et ne me les donne pas, je ne verserais pas de la poix pour mille drakhmes. Mais quelle est cette femme ?


LE PARANYMPHE.

C’est la meneuse de la noce : elle demande à te parler de la part de la mariée, à toi seul.


DIKÆOPOLIS.

Voyons, que dis-tu ? Par les dieux ! elle est plaisante la demande de la mariée ! Elle désire que la partie essentielle du marié reste à la maison. Allons ! qu’on apporte la trêve ; je lui en donnerai à elle seule ; elle est femme ; elle ne doit pas souffrir de la guerre. Femme, approche ; tends-moi la fiole. Sais-tu la manière de s’en servir ? Dis à la mariée, quand on fera une levée de soldats, d’en frotter la nuit la partie essentielle de son mari. Qu’on remporte la trêve. Vite, la cruche au vin, pour que j’en verse dans les coupes !





LE CHŒUR.

Mais voici un homme aux sourcils froncés : il se presse comme pour annoncer un malheur.


UN PREMIER MESSAGER.

Ô fatigues, lames en bataille, Lamakhos !