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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/66

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l’ignorer ? Puisse un Amour nous unir, moi et toi, semblable à celui qui est présent, et couronné de fleurs ! Crois-tu donc, par hasard, que je suis trop vieux ? Mais si je te prends, je crois pouvoir t’offrir trois avantages. Et d’abord je puis aligner un long plant de vignes, puis élever auprès de tendres rejetons de figuier, en troisième lieu, tout vieux que je suis, y marier de jeunes ceps de vigne, et enfin garnir d’oliviers tout le tour de mon champ pour nous oindre d’huile, toi et moi, aux Noumènia.


UN HÉRAUT.

Écoutez, peuple. À la façon de vos pères, buvez dans les coupes au son de la trompette. Celui qui l’aura vidée le premier recevra une outre faite comme Ktésiphon.


DIKÆOPOLIS.

Enfants, femmes, n’avez-vous pas entendu ? Que faites-vous ? N’entendez-vous pas le Héraut ? Faites bouillir, rôtissez, retournez et enlevez ces lièvres prestement ; tressez les couronnes… Apporte les broches, pour enfiler les grives.


LE CHŒUR.

J’envie ta prudence, mon cher homme, et encore plus ta bonne chère actuelle.


DIKÆOPOLIS.

Que sera-ce, quand vous verrez rôtir ces grives ?


LE CHŒUR.

Je crois que tu dis juste encore sur ce point.


DIKÆOPOLIS.

Attise le feu.