Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/65

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



DIKÆOPOLIS.

Par Zeus ! je refuse, me donnât-il son bouclier. Qu’il remue ses aigrettes en mangeant du poisson salé ! S’il vient faire du bruit, j’appelle les agoranomes. Pour moi, j’emporte ces provisions, destinées à ma personne. J’entre sur les ailes des grives et des merles.





LE CHŒUR.

Tu as vu, oui, tu as vu, ville tout entière, la prudence et l’éminente sagesse de cet homme. Depuis qu’il a conclu une trêve, il peut acheter ce dont il a besoin pour sa maison et ce qui convient à des repas chaudement servis. D’eux-mêmes tous les biens lui arrivent.

Non, jamais je ne recevrai chez moi la Guerre ; jamais elle ne me chantera l’air de Harmodios, assise à ma table, parce que c’est un être qui, pris de vin, et faisant ripaille chez ceux qui ont tous les biens, y cause tous les maux, renverse, ruine, détruit, et cela quand on lui a fait nombre d’avances : « Bois, assieds-toi, prends cette coupe de l’amitié, » tandis que lui porte partout le feu sur nos échalas, et répand brutalement le vin de nos vignes.

Chez l’homme que je dis le repas est grandement, libéralement ordonné, et les preuves de sa bonne chère se voient dans les plumes étalées devant sa porte.





DIKÆOPOLIS.

Ô compagne de la belle Kypris et des Grâces aimables, Réconciliation, comme tu as un beau visage ! Ai-je pu