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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/411

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LE FILS DE LAMAKHOS.

« Lorsqu’ils furent presque à la portée les uns des autres, ils mirent en avant les écus et les boucliers. »


TRYGÆOS.

Les boucliers ! Ne vas-tu pas finir de nous rappeler le bouclier ?


LE FILS DE LAMAKHOS.

« Alors ce fut à la fois un gémissement et la prière des guerriers. »


TRYGÆOS.

Le gémissement des guerriers ! Tu gémiras toi-même, par Dionysos ! si tu chantes des gémissements, fussent-ils bombés !


LE FILS DE LAMAKHOS.

Alors, que chanterai-je ? Dis-moi ce qui te fait plaisir.


TRYGÆOS.

« C’est ainsi qu’ils se repaissaient de la chair des bœufs, » et autres choses analogues. « Ils servirent un festin et tout ce qu’il y a de plus agréable à manger. »


LE FILS DE LAMAKHOS.

« Alors ils dévoraient la chair des bœufs et dételaient leurs coursiers en sueur ; car ils étaient rassasiés de guerre. »


TRYGÆOS.

À la bonne heure ! Ils étaient rassasiés de guerre, puis ils mangeaient. Chante, chante-nous cela, comment ils mangeaient, rassasiés.