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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/403

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TRYGÆOS.

Et moi aussi, que tu es un gourmand et un hâbleur. (À l’Esclave.) Frappe-le et tiens sous le bâton cet imposteur.


L’ESCLAVE.

Tiens-le donc, toi ! Moi, les peaux qu’il nous a dérobées par ruse, je vais l’en dépouiller. Ne lâcheras-tu pas ces peaux, faiseur de sacrifices ? Entends-tu ? Quel corbeau nous est venu d’Oréos ! Est-ce qu’il ne va pas s’envoler vite vers Elymnion ?





LE CHŒUR.

Quel bonheur, quel bonheur de laisser là le casque, le fromage et les oignons ! Car je ne me plais pas aux combats, mais à boire, près du feu, avec de bons et intimes amis, à la flamme d’un bois très sec, scié pendant l’été ; grillant des pois sur les charbons, rôtissant des glands, et en même temps caressant Thratta, pendant que ma femme prend son bain.

Il n’y a point de plus agréable passe-temps, lorsque les semailles sont déjà faites, et que le Dieu les arrose, que de dire à un voisin : « Dis-moi, que faisons-nous maintenant, ô Komarkhidès ? » Il me plaît de boire, quand le Dieu nous fait du bien. Allons, femme, fais cuire trois khœnix de fèves, mêles-y du froment, et sers-nous des figues. Que Syra rappelle Manès des champs ! Il n’y a pas du tout moyen d’ébourgeonner la vigne aujourd’hui, ni