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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/387

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TRYGÆOS.

Allons, hâtons-nous de conduire Théoria devant le Conseil.


L’ESCLAVE.

Elle ? Que dis-tu ?


TRYGÆOS.

Oui, c’est Théoria que, jadis, à Braurôn, nous caressions quand nous avions un peu bu. Sache que, pour la prendre, cela n’a pas été sans peine.


L’ESCLAVE.

Ô mon maître, quelle régalade de serre-croupières tous les cinq ans !


TRYGÆOS.

Voyons, qui de vous est honnête homme ? Qui donc ? Qui prendra sous sa garde cette jeune fille pour la conduire au Conseil ? Holà ! toi, qu’est-ce que tu dessines là ?


L’ESCLAVE.

Moi ? Je trace le plan d’une tente pour loger, aux jeux Isthmiques, ce que la pudeur me défend de nommer.


TRYGÆOS.

Eh bien ! Personne de vous ne dit qui sera le gardien ? Viens ici, Théoria ; je te conduis et je te place au milieu d’eux.


L’ESCLAVE.

En voilà un qui fait signe !