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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/370

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LE CHŒUR.

Il dit que la chose est en bon train : que chacun s’y mette donc de tout cœur.


TRYGÆOS.

Ce sont les laboureurs, et pas un autre, qui avancent l’ouvrage.


LE CHŒUR.

Allons, maintenant ; allons, tout le monde ! Il y a décidément de l’ensemble. Ne nous relâchons pas pour le moment, mais tendons les muscles avec plus de vigueur. Voilà qui est fait. Ho ! Eia ! maintenant. Ho ! Eia ! tout le monde. Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Ho ! Eia ! Eia ! Eia ! Eia ! tout le monde. (La Paix sort de la caverne.)





TRYGÆOS.

Vénérable Déesse qui donnes les raisins, quelles paroles t’adresserai-je ? Où prendrai-je des mots de la contenance de dix mille amphores pour te les adresser ? Je n’en ai plus à la maison. Salut, Opôra ! Salut, Théoria ! Que tu as donc un charmant visage, ô Théoria ! Quelle haleine, quelle odeur suave s’exhale de ton sein ! C’est la senteur très douce du congé militaire et des parfums.


HERMÈS.

Est-ce donc une odeur comparable à celle du sac militaire ?