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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/363

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LE CHŒUR.

Que ta colère ne reprenne pas le dessus, devant nos supplications ; laisse-nous délivrer la Déesse. Sois-nous favorable, ô le plus philanthrope, le plus généreux des dieux, s’il est vrai que tu as en horreur les aigrettes et les sourcils de Pisandros. Les victimes sacrées, les offrandes magnifiques, ô mon maître, te seront prodiguées par nos mains, et toujours.


TRYGÆOS.

Voyons, je t’en conjure, prends pitié de leurs prières : ils t’honorent mieux que jamais.


HERMÈS.

En effet, ils sont aujourd’hui plus voleurs que jamais.


TRYGÆOS.

Je te dirai la chose terrible, énorme, machinée contre tous les dieux.


HERMÈS.

Allons, parle : peut-être me convaincras-tu.


TRYGÆOS.

La Lune et ce vaurien de Soleil conspirent depuis longtemps contre vous et veulent livrer la Hellas aux Barbares.


HERMÈS.

Et pourquoi agissent-ils ainsi ?


TRYGÆOS.

Parce que, de par Zeus ! c’est à vous que nous offrons