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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/362

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HERMÈS.

Ô Zeus, qui fais gronder la foudre !


TRYGÆOS.

Au nom des dieux, maître, ne nous dénonce pas, je t’en conjure.


HERMÈS.

Je ne puis me taire.


TRYGÆOS.

Je t’en prie, par les viandes que je me suis empressé de t’offrir en arrivant.


HERMÈS.

Mais, animal, Zeus va m’anéantir, si je ne crie pas bien haut et si je ne révèle tout cela.


TRYGÆOS.

Ne révèle rien, je t’en supplie, mon petit Hermès… Eh bien ! vous autres, qu’est-ce que vous faites là ? Vous restez immobiles. Malheureux ! parlez donc ; autrement, il va tout révéler.


LE CHŒUR.

Ne le fais pas, seigneur Hermès, pas du tout ! Si c’est avec plaisir que tu sais avoir mangé le petit cochon que je t’ai offert, ne considère pas cette offre comme de peu de valeur, dans la circonstance actuelle.


TRYGÆOS.

N’entends-tu pas comme ils te flattent, souverain maître ?