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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/356

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LE VACARME.

Hélas ! hélas ! malheureux que je suis, malheureux et trois fois malheureux !


LA GUERRE.

Qu’est-ce donc ? Tu n’apportes rien encore ?


LE VACARME.

Les Lakédæmoniens ont aussi perdu leur pilon.


LA GUERRE.

Comment, scélérat ?


LE VACARME.

Du côté de la Thrakè, ils l’avaient prêté à d’autres, et ils l’ont perdu.


TRYGÆOS.

Quelle chance ! quelle chance ! Peut-être que tout ira bien. Rassurez-vous, mortels !


LA GUERRE.

Prends tout cet attirail, et remporte-le. Je rentre et je vais faire moi-même un pilon.





TRYGÆOS.

Voici l’instant de répéter ce que chantait Datis, en se caressant au milieu du jour : « Quel plaisir, quel délice, quelle jouissance ! » C’est le bon moment pour vous, hommes de la Hellas, où, délivrés des affaires et des combats, vous allez tirer de prison la Paix, chère à tous, avant