Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/353

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


monstre que nous fuyons, cruel, redoutable, solide sur ses jambes ?


LA GUERRE.

Ah ! Prasiæ, trois fois, cinq fois, mille fois malheureuse, la voilà perdue !


TRYGÆOS.

Cela, citoyens, n’est pas encore notre affaire : le coup porte sur la Lakonie.


LA GUERRE.

Ô Mégara, Mégara, comme tu vas être absolument broyée et mise en hachis. Babæ ! Babæax !


TRYGÆOS.

Quel torrent de larmes amères chez les Mégariens !


LA GUERRE.

Io ! Sikélia, toi aussi tu vas périr.


TRYGÆOS.

Quelle malheureuse cité sera réduite en poudre ?


LA GUERRE.

Voyons, versons aussi là dedans de ce miel attique.


TRYGÆOS.

Holà ! je te conseille d’un autre miel. Celui-ci coûte quatre oboles : ménage le miel attique.


LA GUERRE.

Esclave, esclave, Vacarme !