Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/325

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Bienheureux Automénès, que nous te trouvons heureux d’avoir pour enfants de très habiles artistes ! Le premier, ami de tout le monde, est un homme fort avisé, kithariste accompli, et que la grâce accompagne ; le second un acteur d’un incomparable talent. Vient ensuite Ariphradès, le plus intelligent des trois. Son père jurait qu’il n’avait rien appris de personne, et qu’une heureuse nature lui avait spontanément enseigné à jouer de la langue dans les lupanars qu’il hante chaque jour…

Il y en a qui ont prétendu que je m’étais réconcilié avec Kléôn, pendant qu’il s’acharnait sur moi, me trépignait et me lardait d’outrages. Au moment où j’étais mis en pièces, ceux du dehors riaient, en me voyant jeter de hauts cris, n’ayant nul souci de moi, mais seulement pour savoir si, foulé aux pieds, je lancerais quelque brocard. Ce que voyant, je me suis adouci comme un singe. Et depuis lors : « l’échalas manque à la vigne. »





XANTHIAS.

Heureuses les tortues d’avoir une carapace ! Trois fois heureuses de l’enveloppe qui recouvre leurs flancs ! Avec quelle prudence et quelle ingéniosité vous avez garni votre dos d’une écaille pour vous garantir des coups ! Moi je suis mort, sillonné par le bâton !


LE CHŒUR.

Qu’y a-t-il, enfant ? Car on a le droit d’appeler enfant, fût-il un vieillard, quiconque reçoit des coups.


XANTHIAS.

Il y a que ce n’est plus un vieillard, mais le fléau le plus