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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/324

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porte les plats avec nous, afin de nous enivrer à notre aise.


PHILOKLÉÔN.

Pas du tout : c’est mauvais de boire. Du vin naît le bris des portes, les coups, les pierres ; puis il faut donner de l’argent, au sortir de l’ivresse.


BDÉLYKLÉÔN.

Mais non, si tu es avec des hommes bons et beaux : ils apaisent l’offensé ; ou bien tu dis quelque mot spirituel, un joli conte à la façon d’Æsopos ou de Sybaris, que tu as appris à table ; tu tournes la chose en plaisanterie, et il te laisse aller.


PHILOKLÉÔN.

Je vais donc apprendre beaucoup de contes, afin de n’encourir aucune peine, si je fais mal.


BDÉLYKLÉÔN.

Allons, partons : que rien ne nous retienne.





LE CHŒUR.

Souvent il m’a paru que de ma nature j’avais de la finesse, et de la sottise jamais. Mais combien est supérieur Amynias, fils de Sellos, de la race de Krobylos, que j’ai vu jadis, nanti d’une pomme et d’une grenade, manger à la table de Léogoras ; car il est aussi meurt-de-faim qu’Antiphôn. Il est allé en légation à Pharsalos ; mais là, seul, il communiquait seulement avec les pénestes (domestiques) des Thessaliens, non moins péneste que les autres.