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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/322

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BDÉLYKLÉÔN.

Écarte les genoux, et, à la façon des gymnastes, étends-toi avec souplesse sur les tapisseries ; puis fais l’éloge des bronzes, regarde le plafond, admire les tentures de la cour. Voici l’eau pour les mains ; on apporte les tables : nous soupons ; les ablutions sont faites : nous offrons les libations.


PHILOKLÉÔN.

Au nom des dieux, est-ce en rêve que nous soupons ?


BDÉLYKLÉÔN.

La joueuse de flûte s’est fait entendre : les convives sont Théoros, Æskhinès, Phanos, Kléôn, et je ne sais quel autre invité dans le voisinage de la tête d’Akestor. Tu fais partie de la société : aie soin de bien suivre les skolies.


PHILOKLÉÔN.

Très bien.


BDÉLYKLÉÔN.

Dis-tu vrai ?


PHILOKLÉÔN.

Comme pas un habitant de la Diakria ne les suivrait.


BDÉLYKLÉÔN.

Je m’en assure. Je suis Kléôn : j’entonne le premier le skolie de Harmodios ; tu vas suivre, toi. « Il n’y eut jamais dans Athènes… »


PHILOKLÉÔN.

« Un être aussi méchant, un semblable voleur. »