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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/319

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BDÉLYKLÉÔN.

Finis-en de te chausser ; puis marche à la façon des riches, avec un balancement voluptueux et efféminé.


PHILOKLÉÔN.

Regarde : vois cette tournure, et juge de qui des riches ma démarche se rapproche le plus.


BDÉLYKLÉÔN.

De qui ? D’un furoncle revêtu d’ail.


PHILOKLÉÔN.

Aussi ai-je envie de tortiller des fesses.


BDÉLYKLÉÔN.

Voyons, maintenant, sauras-tu tenir un langage grave devant des hommes instruits et habiles ?


PHILOKLÉÔN.

Oui.


BDÉLYKLÉÔN.

Que diras-tu ?


PHILOKLÉÔN.

Beaucoup de choses. D’abord comment Lamia, se voyant prise, s’est mise à péter ; puis comment Kardopiôn frappa sa mère.


BDÉLYKLÉÔN.

Non, pas de fables, mais des choses de la vie humaine, tels que nos sujets ordinaires d’entretien à la maison.