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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/309

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maison : il reste là, attendant ce qu’on apporte et en demandant sa part ; autrement, il mord.


PHILOKLÉÔN.

Ouf ! quel mal me prend qui fait que je m’attendris ? Le malaise dure, et je me sens convaincre.


BDÉLYKLÉÔN.

Ah ! je t’en conjure, pitié pour lui, mon père ! Ne le sacrifiez point. Où sont les enfants ? Montez, malheureux ! jappez, priez, suppliez et pleurez !


PHILOKLÉÔN.

Descends, descends, descends, descends !


BDÉLYKLÉÔN.

Je vais descendre. Et quoique ce « descends » en ait trompé bien d’autres, je vais pourtant descendre.


PHILOKLÉÔN.

Aux corbeaux ! Ah ! ce n’est pas bon d’avoir mangé. Je viens de pleurer, et je n’en vois pas d’autre raison que de m’être bourré de lentilles.


BDÉLYKLÉÔN.

Il ne sera donc pas acquitté ?


PHILOKLÉÔN.

C’est difficile à savoir.


BDÉLYKLÉÔN.

Voyons, mon petit papa, tourne-toi vers de meilleurs sentiments. Prends ce suffrage ; passe, de sens rassis, du côté de la seconde urne, et absous-le, mon père.