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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/308

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PHILOKLÉÔN.

C’est un voleur et un conspirateur.


BDÉLYKLÉÔN.

Par Zeus ! c’est le meilleur des chiens d’aujourd’hui, capable de garder de nombreux moutons.


PHILOKLÉÔN.

À quoi cela sert-il, s’il mange le fromage ?


BDÉLYKLÉÔN.

Oui, mais il se bat pour toi, il garde la porte, et il excelle dans tout le reste. S’il a fait un larcin, pardonne-lui. Il est vrai qu’il ne sait pas jouer de la kithare.


PHILOKLÉÔN.

Moi, je voudrais qu’il ne sût pas lire, pour ne pas nous faire l’apologie de son crime.


BDÉLYKLÉÔN.

Écoute, juge équitable, mes témoins. Monte, racloire à fromage, et parle à haute voix. Tu exerçais alors la charge de payeur : réponds clairement. N’as-tu pas raclé les parts que tu avais reçues pour les soldats ? Elle répond qu’elle les a raclées.


PHILOKLÉÔN.

Mais, par Zeus ! elle ment.


BDÉLYKLÉÔN.

Juge compatissant, prends pitié des malheureux. Notre Labès ne vit que de têtes et d’arêtes de poissons ; jamais il ne demeure en place. L’autre n’est bon qu’à garder la