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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/306

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XANTHIAS.

Et il ne m’a rien donné, à ma requête. Or, qui voudra vous rendre service, si l’on ne me jette rien à moi, votre chien ?


PHILOKLÉÔN.

Et il n’a rien donné ?


XANTHIAS.

Rien à moi, son camarade.


PHILOKLÉÔN.

Voilà un gaillard aussi bouillant que ces lentilles !


BDÉLYKLÉÔN.

Au nom des dieux, mon père, ne prononce pas avant de les avoir entendus tous les deux.


PHILOKLÉÔN.

Mais, mon bon, la chose est claire ; elle crie d’elle-même.


XANTHIAS.

N’allez pas l’absoudre. C’est de tous les chiens l’être le plus égoïste et le plus glouton, lui qui, louvoyant autour d’un mortier, a dévoré la croûte des villes !


PHILOKLÉÔN.

Aussi n’ai-je pas même de quoi boucher les fentes de ma cruche.


XANTHIAS.

Châtiez-le donc. Jamais une seule cuisine ne pourrait