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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/296

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BDÉLYKLÉÔN.

Eh bien, pourquoi cries-tu ?


PHILOKLÉÔN.

Laisse-moi là toutes ces promesses ! « Ce que j’aime est là-bas, c’est là-bas que je veux être, » où le héraut crie : « Qui donc n’a pas voté ? Qu’il se lève ! » Que ne puis-je être debout devant les urnes, le dernier des votants ! Hâte-toi, mon âme ! Où est mon âme ? « Ténèbres, livrez-moi passage. » Par Hèraklès ! puissé-je arriver à temps auprès des juges pour convaincre Kléôn de vol !


BDÉLYKLÉÔN.

Allons, mon père, au nom des dieux, obéis-moi !


PHILOKLÉÔN.

T’obéir ? Dis ce que tu veux, sauf une chose.


BDÉLYKLÉÔN.

Laquelle ? Parle.


PHILOKLÉÔN.

Ne pas juger. Hadès aura décidé de moi avant que je consente.


BDÉLYKLÉÔN.

Eh bien, si tu fais ton bonheur de rendre la justice, ne sors pas d’ici, reste chez toi et juge tes serviteurs.


PHILOKLÉÔN.

Et que juger ? Tu plaisantes.


BDÉLYKLÉÔN.

Tu feras tout comme là-bas. Si une servante ouvre la