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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/282

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BDÉLYKLÉÔN.

Frappe, frappe, Xanthias, chasse ces guêpes de la maison !


XANTHIAS.

C’est ce que je fais.


BDÉLYKLÉÔN, à Sosias.

Et toi, répands une épaisse fumée.


SOSIAS.

Eh bien ! ne vous sauverez-vous pas ? Allez aux corbeaux ! Vous ne partez pas ?… Joue du bâton.


XANTHIAS.

Toi, pour faire de la fumée, mets le feu à Æskhinès, fils de Sellartios. Nous devons, avec le temps, finir par vous chasser.


BDÉLYKLÉÔN.

Mais, de par Zeus ! tu ne les aurais pas facilement mis en fuite, s’ils s’étaient trouvés nourris des vers de Philoklès.


LE CHŒUR.

N’est-il pas évident pour les pauvres que la tyrannie à mon insu s’est glissée furtivement ici ? Oui, toi, plus mauvais que le mal, émule d’Amynias le chevelu, tu nous empêches d’exécuter les lois établies par la ville, et cela sans avoir aucun prétexte, ni une éloquence ingénieuse, et pour commander seul.


BDÉLYKLÉÔN.

N’y a-t-il pas moyen, sans bataille et sans cris aigus, d’entrer en pourparlers et en accommodements ?