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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/280

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de Théoros, ennemi des dieux, et quels que soient les flatteurs qui nous gouvernent !


XANTHIAS.

Par Hèraklès ! ils ont des dards. Ne les vois-tu pas, maître ?


BDÉLYKLÉÔN.

Oui, c’est avec cela qu’ils ont tué en justice Philippos, fils de Gorgias.


LE CHŒUR.

Et toi aussi tu en mourras ! Tournez-vous tous par ici, le dard en avant, et marchez contre lui, serrés, en bon ordre, tout gonflés de colère et de rage, afin qu’il sache bien plus tard de quel essaim il a irrité la colère.


XANTHIAS.

Cela va être rude, de par Zeus ! si le combat s’engage : moi, je tremble de peur à la vue de tous ces aiguillons.


LE CHŒUR.

Alors, lâche cet homme ; sinon, je dis, moi, que tu envieras la peau des tortues.


PHILOKLÉÔN.

Allons, juges mes collègues, guêpes au cœur dur, mettez-vous en fureur ; qu’une partie de vous leur pique le derrière, une autre les yeux et les doigts.


BDÉLYKLÉÔN.

Midas, Phryx, accourez à l’aide ; toi aussi, Masyntias ; saisissez-le et ne le remettez aux mains de personne. Autrement, je vous mets de lourdes entraves, et vous y jeû-