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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/267

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BDÉLYKLÉÔN.

Pourquoi n’irais-je pas le vendre, moi ?


PHILOKLÉÔN.

Non ; pas comme moi.


BDÉLYKLÉÔN.

Mais mieux, j’en atteste Zeus !


PHILOKLÉÔN.

Voyons, amène l’âne.


XANTHIAS.

Le bon prétexte qu’il a imaginé ! quelle finesse pour que tu le laisses aller plus vite !


BDÉLYKLÉÔN.

Mais il n’a rien attrapé ; j’ai éventé sa ruse. Entrons toutefois ; je vais moi-même faire sortir l’âne, afin que le vieillard ne s’échappe pas de nouveau.


XANTHIAS.

Bonne bourrique, pourquoi pleures-tu ? Parce qu’on va te vendre aujourd’hui ? Avance plus vite. Pourquoi gémis-tu, à moins que tu ne portes quelque Odysseus ? Mais, de par Zeus ! il porte quelqu’un qui s’est glissé sous son ventre !


BDÉLYKLÉÔN.

Qui cela ? Voyons !


XANTHIAS.

C’est lui !