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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/261

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SOSIAS.

Cette maudite baleine avait une balance et pesait de la graisse de bœuf.


XANTHIAS.

Hélas ! Malheur ! Il veut dépecer notre peau.


SOSIAS.

J’ai cru voir auprès d’elle assis par terre Théoros avec une tête de corbeau. Alors Alkibiadès me dit, en grasseyant : « Legalde Théolos ; il a la tête d’un colbeau. »


XANTHIAS.

Excellent ce grasseyement d’Alkibiadès.


SOSIAS.

N’est-ce pas là un présage étrange, Théoros devenu corbeau ?


XANTHIAS.

Pas du tout, au contraire, c’est fort heureux.


SOSIAS.

Comment ?


XANTHIAS.

Comment ? D’homme il est devenu corbeau tout à coup. N’est-ce pas un présage évident qu’il va s’envoler de chez nous pour aller aux corbeaux ?


SOSIAS.

Et je ne te donnerais pas deux oboles de récompense, à toi qui interprètes si sagement les songes !