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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/260

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XANTHIAS.

Hélas ! Quel malheur va-t-il m’arriver après la vue d’un pareil songe ?


SOSIAS.

Ne t’inquiète pas. Il ne t’arrivera rien de terrible, j’en atteste les dieux.


XANTHIAS.

C’est cependant quelque chose de terrible qu’un homme qui jette ses armes. Mais à toi de me dire le tien.


SOSIAS.

Il a de l’importance : il s’y agit du vaisseau de l’État tout entier.


XANTHIAS.

Dis-moi vite le fond de cale de l’affaire.


SOSIAS.

Il m’a semblé, dans mon premier sommeil, voir sur la Pnyx des moutons réunis en séance, ayant bâtons et manteaux ; puis, au milieu de ces moutons, j’ai cru entendre pérorer une baleine vorace, qui avait la voix d’une truie qu’on grille.


XANTHIAS.

Pouah !


SOSIAS.

Qu’est-ce donc ?


XANTHIAS.

Finis, finis : n’en dis pas davantage. Ce songe sent une odeur puante de cuir pourri.