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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/233

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vienne vers moi. Mon fils, mon enfant, sors de la maison ; entends la voix de ton père.


SOKRATÈS.

Le voici.


STREPSIADÈS.

Ami, ami !


SOKRATÈS.

Prends ton fils, et va-t’en.





STREPSIADÈS.

Ô mon fils ! Oh ! oh ! Quelle joie je goûte tout d’abord à voir ce teint ! Maintenant, à te voir, tu es tout de suite un homme prêt à nier, à contredire. C’est franchement chez toi une fleur du terroir que ces mots : « Qu’as-tu à dire ? » et cette apparence d’offensé quand on offense et qu’on fait tort aux autres ; je vois cela. Tu as sur ton visage le regard attique. Maintenant vois à me sauver, puisque c’est toi qui m’as perdu.


PHIDIPPIDÈS.

Qu’est-ce qui te fait peur ?


STREPSIADÈS.

La lune vieille et nouvelle.


PHIDIPPIDÈS.

Qu’est-ce que la lune vieille et nouvelle ?