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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/222

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LE JUSTE.

Sans doute, s’il faut le sauver et ne pas l’exercer seulement au bavardage.


L’INJUSTE.

Viens ici, et laisse celui-ci à sa folie !


LE JUSTE.

Je te ferai crier, si tu avances la main vers lui.


LE CHŒUR.

Trêve à cette lutte et à ces insultes. Mais fais voir, toi, ce que tu enseignais aux hommes d’autrefois ; toi, ce qu’est l’éducation nouvelle. De la sorte, après vous avoir entendus tous les deux exposer le pour et le contre, il jugera quelle école il faut fréquenter.


LE JUSTE.

Je veux bien faire ainsi.


L’INJUSTE.

Moi aussi je le veux.


LE CHŒUR.

Voyons donc qui des deux parlera le premier.


L’INJUSTE.

Je lui accorde la parole ; puis, quand il aura parlé, je décocherai sur lui des expressions et des pensées nouvelles. À la fin, s’il se met à grommeler, je fais de mes idées une volée de bourdons, qui lui piquent la figure et les deux yeux et le mettent à mal.