Ouvrir le menu principal

Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/215

Cette page a été validée par deux contributeurs.



PHIDIPPIDÈS.

En es-tu donc à ce point de démence, que tu croies à ces hommes bilieux ?


STREPSIADÈS.

Parles-en mieux, et ne dis pas de mal de ces hommes habiles et pleins de sens, dont pas un, par économie, ne se fait jamais raser, ni ne se parfume, ni ne va aux bains pour se laver ; tandis que toi, comme si j’étais mort, tu gaspilles mon avoir. Mais va-t’en au plus vite étudier à ma place.


PHIDIPPIDÈS.

Et que peut-on apprendre de bon de ces gens-là ?


STREPSIADÈS.

Vraiment ? Tout ce qu’il y a de sciences parmi les hommes. Tu verras combien toi-même tu es ignorant et épais. Mais attends-moi ici un instant.


PHIDIPPIDÈS.

Quel malheur ! Que faire ? Mon père est fou ! Dois-je le faire interdire pour cause de démence, ou prévenir de sa folie les faiseurs de cercueils ?


STREPSIADÈS.

Voyons un peu ! Comment appelles-tu cet oiseau ? Dis-le-moi.


PHIDIPPIDÈS.

Un coq.


STREPSIADÈS.

Bien. Et cette femelle ?