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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/209

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SOKRATÈS.

Indique-la. Allons, dis-moi ce que c’est.


STREPSIADÈS.

Si j’achetais une femme thessalienne pour faire descendre la lune pendant la nuit ! Je l’enfermerais ensuite comme un miroir dans un étui rond, et puis je la garderais.


SOKRATÈS.

À quoi cela te servirait-il ?


STREPSIADÈS.

À quoi ? Si désormais la lune ne se levait plus du tout, je ne paierais pas d’intérêts.


SOKRATÈS.

Comment cela ?


STREPSIADÈS.

Parce que, chaque mois, on paie l’argent prêté.


SOKRATÈS.

Très bien. Mais je vais te proposer un autre tour d’adresse. Si l’on te condamnait en justice à payer cinq talents, comment annulerais-tu cet arrêt ? Dis-le-moi.


STREPSIADÈS.

Comment ? Comment ? Je ne sais pas. Aussi faut-il chercher.


SOKRATÈS.

N’enroule pas toujours ta pensée autour de toi ; mais